À l’origine, le gouvernement libéral ontarien prévoyait donner le monopole de la vente de cannabis à la Liquor Control Board of Ontario, un peu comme le Québec fait avec la SQDC. Ceci dit, avec l’élection récente de Doug Ford du Parti progressiste-conservateur, il se peut que ce modèle soit modifié afin de laisser une plus grande place à l’entreprise privée.

Un changement de dernière minute de la part des conservateurs

Selon les informations préliminaires, ce nouveau modèle serait inspiré de celui de l’Alberta. Ainsi, il y aurait une cohabitation entre les succursales de la LCBO et les entreprises privées. Ceci dit, ces dernières devraient obtenir au préalable un permis de la part de la commission des liqueurs avant de pouvoir vendre librement du cannabis. Si ces informations sont fondées, il s’agit d’un changement plutôt radical. À l’origine, les libéraux prévoyaient seulement l’ouverture de 40 succursales gouvernementales pour le 17 octobre prochain.

Des indices révélateurs

Bien que pour le moment ces informations ne soient pas confirmées, certains signes ne mentent pas. Deepak Anand, le responsable des relations gouvernementales chez la compagnie Cannabis Compliance, affirme que depuis l’élection des conservateurs la Ontario Cannabis Store a cessé de louer des locaux pour des succursales supplémentaires. La société d’État est d’ailleurs très silencieuse récemment, la dernière mise à jour de son site web date du 11 avril dernier.

Doug Ford avait déjà annoncé ses couleurs dès juin dernier à ce sujet. Il avait notamment affirmé qu’il n’aime pas que « le gouvernement se mêle de choses qui peuvent être laissées à l’entreprise privée. » L’une de ses promesses électorales était d’ailleurs de briser le monopole de la LCBO en permettant aux dépanneurs de vendre de l’alcool. Parions que cette vision plus libérale de l’économie fera le bonheur de nombreux entrepreneurs ontariens qui désirent profiter de l’industrie naissante de la marijuana récréative.

Sources : Financial Post & CBC

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