La semaine dernière, ce bon vieux Snoop Dogg était à nouveau présent à Montréal pour faire la promotion du cannabis. Namaste Technologies, une compagnie qui désire publiciser son futur service comparable à un « Amazon du cannabis », organisait l’événement. Cette dernière utilise des tactiques controversées pour attirer des clients. D’ailleurs, la SQDC s’insurge contre cette attaque qui vise son monopole.

Une formule pour le moins unique

L’événement qui s’est tenu dans un bar de Griffintown a fait beaucoup jaser. Sous les chansons de Snoop Dogg, les responsables de l’événement expliquaient le fonctionnement de leur système. Par le moyen d’une consultation Skype avec une infirmière ontarienne, les clients pourraient obtenir très facilement une prescription de cannabis médical. Tout ce processus prendrait moins de 10 minutes. Il serait ensuite possible pour les clients de se faire livrer du cannabis dit médical directement par la poste. Notons que les infirmières québécoises ne sont pas autorisées à prescrire du cannabis. Il s’agit donc d’une façon de contourner cette limitation.

Ajoutons que des dizaines de jolies jeunes femmes déguisées en infirmières (la version érotique de l’uniforme, évidemment) distribuaient des formulaires aux clients potentiels pour que l’obtention d’une prescription soit accélérée. Cet aspect particulier de l’événement a d’ailleurs poussé le producteur de cannabis médical Tilray à cesser son association avec Namaste Technologies. Le projet de loi C-45 ne permet effectivement pas la promotion de la consommation de cannabis.

La Société Québécoise du Cannabis en mode offensif

Les responsables de la SQDC considèrent que le modèle d’affaires proposé par Namaste Technologies n’est qu’un stratagème à la limite de la légalité pour contourner son monopole. Linda Bouchard, porte-parole de la société d’État, affirme que : « C’est une situation exaspérante, que nous jugeons tout à fait inacceptable. Il y a un seul vendeur de cannabis possible au Québec et c’est la SQDC. Il n’y a pas de zone grise et ce sera tolérance zéro ».

Après quelques jours de réflexion, Namaste Technologies a indéfiniment suspendu son service pour le territoire québécois.

Sources : La Presse 1, Montreal Gazette, La Presse 2 et Journal de Québec