Le gouvernement du Royaume-Uni vient de publier la première partie d’une étude qu’il a commandé. Elle confirme que le cannabis possède bel et bien des propriétés thérapeutiques. Les médecins britanniques réclamaient déjà le droit de prescrire des dérivés de cette plante à leurs patients. Ils ont désormais un argument de poids dans leur arsenal. Il s’agit d’un grand pas vers la légalisation du cannabis médical au Royaume-Uni.

Étude en faveur du cannabis

Dame Sally Davies, la conseillère principale en matière de santé au Royaume-Uni, a supervisé l’étude en question. Ainsi cette dernière suggère de retirer le cannabis des substances de classe 1, soit des produits qui sont considérés comme n’ayant pas d’effets thérapeutiques. Ces derniers ne peuvent être prescrits par les spécialistes de la santé.

Dans ses conclusions, Sally souligne que la science a désormais démontré que le cannabis peut contribuer à traiter diverses conditions médicales. Toujours selon elle, cette décision permettrait par la même occasion de conduire de nouvelles études scientifiques dans des conditions contrôlées. Il deviendrait alors possible de maximiser l’efficacité des produits prescrits. Notons qu’il est déjà légal de mener des recherches sur le cannabis au Royaume-Uni. Il faut cependant obtenir une licence spéciale pour procéder.

Pression publique sur le gouvernement britannique

Notons que c’est suite à des cas récemment très médiatisés d’enfants épileptiques que le gouvernement a commandé cette étude. Ces derniers ont besoin de cannabis médical pour contrôler leurs crises de tremblements. Nous pouvons entre autres penser au cas de Billy Caldwell. Sa mère s’est vue confisquer de l’huile de CBD qu’elle s’était procurée au Canada afin de traiter l’épilepsie de son fils. Le cas d’Alfie Dingley est similaire. Les parents de ce dernier ont obtenu une licence spéciale pour traiter les crises de leur fils, après une longue campagne en faveur des dérivés thérapeutiques du cannabis.

Sajid Javid, le Home Secretary britannique, s’est montré très ouvert à reconsidérer les lois actuellement en vigueur. Notons qu’un comité spécial devra maintenant évaluer de façon indépendante des conclusions de l’étude.

Sources : Independent 1 e Independent 2