La pénurie de cannabis qui afflige le Canada pourrait coûter cher aux entrepreneurs albertains. En raison de la rupture de stock, l’Alberta Gaming, Liquor and Cannabis (AGLC) a été forcée de suspendre l’émission de permis de vente de cannabis en novembre dernier. Selon les entrepreneurs locaux, cette mesure exceptionelle pourrait représenter un gaspillage de plusieurs millions de dollars.

Un sondage révélateur

The Alberta Cannabis Collective (ABCC) a conduit un sondage auprès des propriétaires d’entreprises qui œuvrent dans le secteur de la vente de cannabis. Il en ressort que 69% des répondants sont en désaccord avec la décision de la société d’État d’imposer un moratoire sur les permis de vente. Selon les responsables de l’exercice, les détaillants devraient être autorisés à se procurer directement du cannabis auprès des producteurs. En éliminant l’étape présentement nécessaire de commander la marchandise auprès de l’AGLC, l’efficacité de la distribution pourrait être améliorée.

Des locations très coûteuses

Plusieurs entrepreneurs de l’Alberta ont investi des sommes considérables pour se préparer à la vente de marijuana récréative. C’est notamment le cas de Beverley Gilbert, la propriétaire d’une boutique située à Okotoks. Comme les banques refusaient de lui prêter de l’argent, elle a dû investir 20 000$ de ses propres poches afin de construire une salle d’entreposage sécurisée dans son établissement. En raison du moratoire, cette fameuse salle demeure complètement vide. Beverley doit se contenter de vendre des articles pour fumeurs en espérant que l’AGLC mette fin rapidement au moratoire. Elle explique que la plupart du temps, ses clients se procurent du cannabis sur le marché noir et viennent à sa boutique pour se procurer du matériel pour le consommer.

Les exemples semblables se comptent par dizaines. Selon l’ABCC, le moratoire pourrait représenter un manque à gagner annuel de 18 millions en taxes pour la province. De plus, les entrepreneurs de la province pourraient perdre 13 millions de dollars en raison des contrats de location signés en prévision de la vente de cannabis.

Sources :

CalgaryHerald.com