Le gouvernement ontarien a officialisé le modèle qui encadrera la vente de cannabis dès le 17 octobre prochain. Comme plusieurs le suspectaient, le nouveau premier ministre Doug Ford a opté pour un système hybride qui laisse une grande place à l’industrie privée. Les entrepreneurs du secteur du cannabis auront donc bientôt la possibilité de vendre leurs produits à tous les citoyens ontariens âgés de 19 ans et plus. On parle ici de 2,5 millions de consommateurs potentiels supplémentaires.

Un modèle hybride qui se précise

Dès la légalisation du cannabis cet automne, les Ontariens pourront commander le produit en ligne sur le site web de la Société Ontarienne du Cannabis. Cela dit, cette société d’État ne possédera pas de succursales physiques, contrairement à la Société Québécoise du Cannabis. En fait, tous les magasins de marijuana récréative appartiendront aux entreprises privées. Ces boutiques ne pourront ouvrir leurs portes qu’au début de l’année 2019. D’ici là, le gouvernement provincial devra clarifier les règles du système de vente afin de protéger les consommateurs.

Des règles strictes pour encadrer le marché privé

Malgré cette volonté évidente de libéraliser la vente de cannabis, nous savons déjà que certaines règles strictes devront être suivies par les vendeurs. Par exemple, les employés des magasins de cannabis devront suivre des formations spécifiques afin de pouvoir renseigner efficacement les consommateurs sur les effets de la substance. Les entreprises qui vont contrevenir à ces exigences s’exposent à des amendes salées. Le ministre des Finances Vic Fedeli ajoute d’ailleurs que si un magasin se fait prendre à vendre du cannabis à un mineur, leur licence de vente sera immédiatement révoquée.

De plus, les municipalités ontariennes pourront refuser l’implantation de distributeurs de cannabis sur leur territoire. Un budget de 40 millions de dollars sera alloué aux municipalités 420 friendly afin qu’elles amortissent les frais additionnels reliés à la vente de marijuana.

Sources : Global News, The Star et Journal Métro