Les consommateurs de produits dérivés du cannabis sont depuis longtemps au fait des propriétés thérapeutiques du cannabidiol (CBD). Il semble que l’industrie pharmaceutique croit maintenant elle aussi aux vertus de cette substance. Depuis cette semaine, l’Epidiolex a été approuvé par la Food And Drug Administration des États-Unis. Ce médicament à base de CBD pourra être prescrit et distribué aux patients américains dès l’automne prochain.

Un médicament attendu depuis longtemps par les épileptiques

Rappelons qu’on utilise le CBD à toutes les sauces depuis des décennies pour traiter diverses conditions médicales. En effet, ce cannabinoïde active certains récepteurs du système endocannabinoïde du corps humain lorsque consommé. Cette interaction permet notamment de réduire la douleur et l’inflammation, de calmer l’anxiété en agissant comme un relaxant naturel et de réduire les spasmes et tremblements. C’est cette propriété antispasmodique qui intéresse particulièrement l’industrie pharmaceutique. D’autant plus que le CBD n’entraîne pas d’effets hallucinogènes chez ses utilisateurs.

Effectivement, les chercheurs de GW Pharmaceuticals étaient à la recherche d’un composé qui pouvait traiter de rares formes d’épilepsie. En effet, ces dernières résistent aux médicaments traditionnels, notamment le syndrome de Dravet. Le CBD a retenu leur attention en raison de sa capacité à réduire la fréquence des crises de tremblements. Après des années de développement, l’Epidiolex a vu le jour. Dans sa version la plus récente, le médicament permet de réduire le nombre de crises de plus de 40% chez les patients. Plusieurs essais cliniques plus tard, la FDA a finalement autorisé l’usage du produit.

En plus de bénéficier aux épileptiques, ce médicament est la preuve que les bienfaits du cannabidiol ne sont pas simplement anecdotiques. Si le CBD permet effectivement de traiter des maladies sévères comme l’épilepsie, il y a fort à parier que ses autres propriétés peuvent bénéficier au reste de la population.

Sources : Engadget et Futurism