Bien que la légalisation canadienne du cannabis profite à l’économie, cette nouvelle industrie produit tout de même une quantité considérable de déchets. Comme les fleurs séchées sont le principal attrait du cannabis, le reste de la plante est souvent envoyé directement aux ordures. La gestion de ces rejets constitue un défi de taille.

Des déchets très contrôlés

Une fois que les fleurs sont récoltées, les tiges, les feuilles et les racines des plants de cannabis doivent être détruites. Évidemment, il ne suffit pas de mettre le tout dans des sacs de poubelle. Santé Canada a des exigences très strictes à ce sujet. Les producteurs doivent s’assurer que les déchets végétaux ne dégagent pas d’odeurs et ne possèdent pas de propriétés spécifiques associées au cannabis.

Bref, il ne faut pas qu’un individu puisse récupérer les restes des plants pour en utiliser les composantes. Fait intéressant, si les rejets sont incinérés, il est stipulé que les employés chargés de cette tâche ne doivent pas être exposés à la fumée qui en résulte.

Un nouveau défi environnemental

Bien que l’incinération demeure une méthode de choix, certaines compagnies offrent des alternatives plus vertes. Par exemple, Micron Waste propose une nouvelle technologie basée sur la digestion aérobie. Les rejets végétaux sont ainsi transformés en eau par des microorganismes. Le liquide qui en résulte est considéré comme étant assez pur pour être rejeté dans les eaux usées municipales, ce qui en fait une option particulièrement écologique.

De leur côté, les responsables LP OrganiGram préfèrent mélanger les rejets de cannabis avec des fibres de noix de coco. Lorsque de l’eau est ajoutée au mélange, il en résulte une substance qui se décompose facilement une fois répandue sur les sols. Encore ici, cette option est préférable à l’incinération. Le seul problème est que bien souvent, les producteurs autorisés produisent des centaines de tonnes de cannabis annuellement.  Les déchets doivent donc être transportés par camion sur de longues distances afin d’être compostés.

Avec un peu de chance, de nouveaux projets de recherche vont bientôt déboucher sur d’autres solutions à la fois écoresponsables et efficaces!

Sources :

Thegrowthop.com

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