Décidément, le gouvernement du Québec ne voit pas la légalisation du cannabis de la même façon que le premier ministre Trudeau. Effectivement, ce dernier désire autoriser les producteurs de cannabis à cultiver leurs plants à l’extérieur. Cela leur permettrait, entre autres, de bénéficier d’un ensoleillement et d’un arrosage naturel. Cela pourrait même représenter une occasion d’affaires pour les petits producteurs de cannabis.

Ceci dit, la ministre de la Santé publique, Lucie Charlebois, a indiqué la semaine dernière que le gouvernement de la province pourrait décider d’imposer des réglementations supplémentaires à ce sujet. Cette nouvelle source de discorde s’ajoute au dossier de la culture à domicile du cannabis qui oppose certaines provinces comme le Québec au gouvernement fédéral.

Une question de sécurité publique

La culture commerciale du cannabis est un enjeu majeur pour les provinces. D’ailleurs, la vente du produit est confiée à un monopole de l’État dans le cas du Québec. Cependant, l’approvisionnement en cannabis dépend fortement de la capacité des producteurs à combler la demande. Le projet du gouvernement fédéral vise notamment à assurer cet approvisionnement. Ainsi, ce dernier permettra de faire pousser de la marijuana autant à l’intérieur qu’à l’extérieur des serres.

La ministre Charlebois insiste qu’elle ne désire pas mettre des bâtons dans les roues des producteurs québécois. Cela dit, elle affirme également qu’il est important de « trouver un équilibre entre ce que les producteurs peuvent faire et la sécurité des gens ». En effet, certains agriculteurs manifestent de l’inquiétude. Ils craignent de voir des trafiquants s’infiltrer dans leurs champs pour aller y dérober des plants de cannabis.

Les petits producteurs de cannabis

Interrogé à ce sujet, le vice-président aux relations gouvernementales d’Hydropothicaire, Pierre Killeen, souligne que la culture extérieure pourrait bénéficier aux petits producteurs canadiens. Il est effectivement beaucoup plus aisé de percer le marcher si l’achat de serres n’est plus une obligation. Ceci dit, Killeen souligne qu’il est également plus difficile de contrôler la qualité du produit s’il est cultivé à l’extérieur.

Sources : Journal Métro et Radio-Canada