Les résidents du Sonoma County sont aux prises avec un bien étrange phénomène. Depuis quelques semaines, une forte odeur de moufette se fait sentir partout dans cette région de la Californie. Nos lecteurs assidus devinent déjà qu’il ne s’agit pas d’une invasion de ces petits mammifères. En fait, c’est le résultat d’une culture intensive et mal planifiée du cannabis.

Une situation peu enviable

Imaginez devoir vivre dans une maison entourée de cadavres de moufettes. C’est un peu l’impression qu’a Mike Wondolowski. Ce dernier habite à moins d’un kilomètre d’un vaste complexe de serres horticoles. Celles-ci furent bâties à l’origine pour faire la culture de fleurs. Malheureusement pour Mike, un producteur de cannabis un peu trop pressé de planter sa première récolte a récemment acheté ces installations.

En période de floraison, les dizaines de milliers de plants de cannabis émettent une odeur bien particulière. Celle-ci rappelle celle des sécrétions de moufettes. Robert Guthrie, un résident de Sébastopol, explique que dans les pires journées il est impossible de rester dehors plus de 30 minutes, même avec un masque respiratoire.

Une question de zonage

On cultive le cannabis un peu partout en Amérique du Nord. Pourtant, peu de gens sont confrontés à un tel problème. La situation dégénère dans cette région de la Californie. C’est que les serres de cultures sont situées quasiment dans la cour arrière des résidents, et non dans une zone agricole dédiée. Afin de régler le problème, les habitants du Sonoma County exigent que les autorités municipales bannissent des secteurs résidentiels la culture du cannabis.

Le problème est d’autant plus complexe si l’on considère que la production de marijuana occupe une grande place dans l’économie locale. Lorsque les élèves du Carpinteria High School se sont plaints de maux de tête causés par l’odeur persistante, les producteurs locaux firent un don d’une valeur de 28 000$ au laboratoire de l’école. Certains parents estiment qu’il s’agit d’une manœuvre douteuse qui vise à acheter la paix avec l’administration scolaire.

Sources :

NYtimes.com

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