La légalisation du cannabis récréatif est imminente au Canada. Alors, est-ce que les citoyens canadiens condamnés à des peines de prison pour des accusations concernant la possession de cannabis devraient bénéficier d’une amnistie? Comme le système ne considérera plus leurs crimes comme des actes illégaux, c’est une question que plusieurs se posent.

Une pétition pour que le pardon soit offert

Plusieurs voix commencent d’ailleurs à se faire entendre à la grandeur du pays pour faire annuler des milliers de sentences. La semaine dernière, le groupe Campaign for Cannabis Amnesty lançait une pétition pour que le gouvernement offre des pardons aux citoyens condamnés pour des chefs d’accusation de possession de cannabis.

À ce propos, Annamaria Enenajor, une avocate de Toronto, souligne que le projet de loi actuel visant la légalisation du cannabis ne fait pas mention des condamnations déjà existantes, alors que ces dernières ont des impacts majeurs sur le quotidien des gens.

De lourdes répercussions

Effectivement, une simple condamnation pour possession de cannabis peut nuire aux probabilités d’embauche chez certains employeurs. Ce type d’offenses peut également réduire les chances d’obtention de logements gouvernementaux ou de bourses d’études.

Rappelons qu’il est actuellement possible de faire une demande de pardon, mais le processus coûte aux alentours de 600 $. De plus, les requérants peuvent patienter jusqu’à cinq ans avant de connaître l’issue de leur requête. Les groupes de pression soulignent que ces tarifs pénalisent les citoyens issus de milieux moins fortunés.

Source : The Guardian