L’industrie canadienne du cannabis est en pleine explosion depuis la légalisation de cette plante. Étrangement, malgré les nombreux postes offerts, plusieurs compagnies ont du mal à retenir leurs nouveaux employés. Plusieurs quittent rapidement leurs fonctions, car ils ont du mal à tolérer la chaleur intense qui règne dans les serres.

Des conditions de travail difficiles

Travailler dans une serre de production de cannabis n’a rien à voir avec le stéréotype du hippie qui cultive paisiblement ses plants en écoutant du Bob Marley. Vic Neufeld, le chef exécutif d’Aphria Inc., explique que plusieurs recrues démissionnent après moins d’une semaine. Parfois, sur 50 nouveaux employés, moins de 10 persistent après les premiers jours de travail.

Le taux élevé d’humidité qui règne dans les serres pousse rapidement les employés vers la sortie. Ce problème est très commun, surtout pendant les mois les plus chauds de l’été. En raison de ces vagues de démissions, la compagnie Aphria a dû jeter environ 14 000 plants de cannabis qui ne pouvaient plus être récoltés dans les temps. Cette perte représente environ 750 000$. Le problème est d’autant plus sévère si l’on considère que le Canada est présentement en pleine pénurie de cannabis.

En quête d’ouvriers qui tolèrent mieux la chaleur

Afin d’éviter qu’une telle situation se reproduise lors de la prochaine récolte, les responsables d’Aphria sont actuellement à la recherche d’employés accoutumés à la chaleur et à l’humidité. Les travailleurs en provenance des pays équatoriaux sont d’ailleurs particulièrement en demande. À l’aide du Programme des travailleurs agricoles saisonniers canadien, Aphria a procédé à l’embauche de 50 ouvriers en provenance des Caraïbes. Il est probable qu’une centaine de leurs compatriotes se joignent à eux d’ici l’été.

Rappelons que selon les chiffres fournis par le site web Indeed, le nombre de postes offerts en lien avec l’industrie du cannabis a triplé pendant la dernière année. Ce nouveau moteur économique contribue déjà à stimuler l’économie des provinces qui souffrent de la baisse du prix du pétrole, notamment l’Alberta.

Sources :

Bloomberg.com