Les compagnies américaines font face depuis quelques années à un problème inattendu. C’est que les employeurs n’arrivent plus à trouver des candidats qui parviennent à passer les tests antidrogues souvent exigés dans le processus d’embauche du personnel. Ainsi, les politiques d’embauche américaines s’assouplissent en raison de la légalisation du cannabis, soit médical ou récréatif dans plusieurs dizaines d’États.

Ainsi, de plus en plus de compagnies retirent la marijuana de la liste des substances interdites chez leurs travailleurs. Le Maine a d’ailleurs passé une loi en ce sens. Il est interdit aux entreprises de refuser un travail ou de congédier un employé en raison de sa consommation de cannabis en dehors de son lieu de travail.

James Reidy est un avocat spécialisé dans le milieu du travail. Il affirme que dernièrement la tendance générale va vers l’abandon des tests reliés à la marijuana. C’est encore plus vrai pour les employés qui n’ont pas de fonctions délicates. Ce pourrait être le cas, par exemple, pour un conducteur de chariots élévateurs.

Des États « 420 friendly »

Rappelons qu’actuellement, neuf États américains permettent la consommation de cannabis récréatif, et 29 autres permettent son usage médical. Cette tendance s’est accélérée au cours des dernières années. Le Michigan et le Missouri vont d’ailleurs probablement bientôt rejoindre la liste des États « 420 friendly ».

Même l’administration Trump semble montrer des signes d’ouverture face à cette nouvelle réalité. Son Secrétaire du Travail, Alexander Acosta, a récemment suggéré aux employeurs d’assouplir leurs politiques d’embauche. Son argumentaire repose essentiellement sur le fait que la disqualification des utilisateurs de marijuana contribue à augmenter le taux de chômage, surtout chez les travailleurs non spécialisés.

Source : ABC – News 10