La semaine dernière, nous apprenions que MedReleaf reçoit du financement en provenance de certains paradis fiscaux. Cette entreprise est un producteur autorisé de la Société québécoise du cannabis. Parallèlement, cette dernière bénéficie également d’une subvention de 84 000 $ de la part du Gouvernement du Québec. MedReleaf a pour mandat de fournir à la province un minimum de 8000 kilos de cannabis par année.

Il s’agit de la seule entreprise de production de cannabis recevant ce type de financement. Cette situation est d’autant plus délicate si l’on considère les liens d’amitié qui unissent le premier ministre Philippe Couillard et le président de MedReleaf, Lloyd Mitchell Segal. Ces deux hommes ont fait connaissance alors qu’ils travaillaient ensemble entre 2010 et 2012.

Des irrégularités soulignées par l’opposition

Le Parti Québécois a demandé la semaine dernière à ce que la subvention accordée à l’entreprise de production de cannabis ontarienne lui soit retirée. Nicolas Marceau, le porte-parole du Parti Québécois en matière de finance, associe d’ailleurs les paradis fiscaux au crime organisé.

MedReleaf n’est pourtant pas la seule compagnie dans une situation semblable. Selon des informations recueillies par le Journal de Montréal, Aurora et Hydropothecary possèdent également des liens avec des pays comme les îles Caïmans, la Barbade et les Bahamas. Ces entreprises associées à la Société québécoise du cannabis ne bénéficient cependant pas de subventions.

Sources : Journal de Québec, TVA Nouvelles, Journal de Montréal