Dans les semaines qui précédèrent la légalisation du cannabis récréatif au Canada, plusieurs s’imaginaient qu’un véritable nuage de smog hallucinogène allait envelopper les villes. Les plus imaginatifs craignaient même une véritable invasion de zombies, soit des milliers d’amateurs de cannabis qui allaient déambuler sur les trottoirs avec un joint à la bouche. Finalement, les statistiques en provenance d’Edmonton nous révèlent une réalité bien plus rassurante.

Peu d’impact sur le terrain

Depuis le 17 octobre dernier, la ville d’Edmonton a distribué 73 contraventions et 653 avertissements en lien avec la consommation de tabac dans des lieux prohibés. Ces interventions sont reliées aux lois antitabac qui sont en vigueur dans cette région depuis de nombreuses années. En comparaison, seulement 3 contraventions et 194 avertissements furent émis à l’endroit de consommateurs de cannabis ou d’alcool. Il semble donc que les amateurs de marijuana se montrent en général très respectueux des lois reliées à la fumée secondaire. La majorité d’entre eux évite de consommer près des commerces ou dans les parcs municipaux.

De bons voisins

Lanny Jamieson possède une clinique sportive sur la 124th Street. Un dispensaire au nom très poétique de Canna Cabana a ouvert ses portes tout près de son adresse. Monsieur Jamieson explique que l’arrivée de ce nouveau commerce n’a rien changé à son voisinage. À part un achalandage hors normes la journée même de la légalisation, les fumeurs ne sont pas visibles dans le quartier.

De son côté, Franck Bouilhol est le propriétaire de la FanFan Patisserie. Il explique que la boutique Nova Cannabis s’est installée tout près de son établissement. Depuis l’arrivée de ce nouveau voisin, notre pâtissier profite d’un achalandage accru. Il semble que plusieurs consommateurs de cannabis prévoient avoir une petite fringale. Ils se procurent donc des pâtisseries à leur sortie du dispensaire. Voilà un merveilleux exemple de symbiose!

Dans le même ordre d’idées, le conseiller municipal Aaron Paquette croit que la légalisation du cannabis récréatif est un pétard mouillé. L’élu explique qu’il n’a pas entendu parler de problèmes reliés à la consommation de cette plante. Au contraire, l’économie locale risque de bénéficier de ce nouveau produit légal en raison de l’ouverture de dispensaires privés. Pour le moment, la ville d’Edmonton a distribué 21 permis de vente de cannabis.

Sources :

EdmontonJournal.com