Le PDG de la Société des Alcools du Québec, Alain Brunet, estime que la légalisation prochaine du cannabis permettra à la Société québécoise du Cannabis (SQDC) de transférer aux alentours de 30 % du chiffre d’affaires du marché noir vers les coffres de l’État. Toujours selon lui, cette prédiction optimiste ne concerne que la première année d’activité de la SQDC.

Une croisade contre le crime organisé

À ce propos, monsieur Brunet rappelle que la mission de la SQDC n’est pas de générer des profits. Elle vise plutôt à arracher les revenus du cannabis au marché noir. Il qualifie d’ailleurs cette mission comme étant un projet « d’éducation et de vente responsable ». La portion éducation de ce vaste mandat sera bien visible dans les commerces. Effectivement, les clients auront accès sur place à des informations concernant « les effets du cannabis, les contre-indications, toute la notion de l’utilisation sécuritaire. Et ensuite des éléments propres à la saine consommation ». La SQDC devra donc former également ses employés afin de fournir aux clients toutes les informations nécessaires, surtout en ce qui a trait à la santé.

Un concept de succursale déjà établi par la SQDC

Lors des premières années d’exploitation, la SQDC prévoit vendre de la fleur séchée de cannabis sativa. Elle offrira également de l’huile dérivée de cette dernière. D’autres produits pourraient éventuellement être ajoutés. Cela dit, Alain Brunet souligne que les accessoires seront seulement disponibles en quantité limitée afin d’éviter de faire concurrence aux nombreuses boutiques qui offrent déjà ces produits.

Source : Radio-Canada