En raison d’un projet de loi récemment approuvé par le conseil de ville de New York City, les employeurs de la ville ne pourront plus forcer leurs candidats et employés à passer des tests pour dépister le cannabis.

Un pas de plus vers la fin de la prohibition

Ce projet de loi a été adopté par une très forte majorité de 40 contre 4 au début du mois d’avril. Cette nouvelle mesure s’inscrit dans un climat de plus en plus favorable au cannabis. En effet, depuis 2018, la possession de cette substance n’est plus un crime sur l’île de Manhattan. Dès que cette nouvelle législation entrera en application, les employeurs ne pourront donc plus pénaliser un employé qui a des traces de THC dans son organisme, à moins bien sûr qu’il soit sous l’effet de cette substance dans le cadre de son travail.

D’un côté, le Partnership for New York City s’oppose à cette mesure. Ce groupe qui représente les intérêts des employeurs estime que cette nouvelle mesure représente une forme d’ingérence dans les affaires des compagnies. Ces dernières devront notamment investir des sommes importantes pour modifier leurs politiques internes.

À l’inverse, Dionna King, une représentante de la Drug Policy Alliance, se réjouit du résultat du vote. Elle croit qu’il s’agit d’une nouvelle étape pour mettre fin aux stigmates qui touchent les utilisateurs de cannabis. Elle souligne qu’en raison de ce projet de loi, plusieurs personnes n’auront plus à se soumettre à des tests invasifs seulement pour se trouver un emploi de qualité.

Un contexte particulier

Le gouverneur de l’État, Andrew Cuomo, désire ardemment légaliser le cannabis à New York. Ce dernier justifie cette position par les statistiques qui révèlent que les minorités visibles sont disproportionnellement touchées par la répression judiciaire. Malheureusement pour monsieur Cuomo, son projet de loi a été récemment bloqué lors du dernier vote. En échange de leur soutien pour ce projet audacieux, les élus exigent l’assurance que les revenus reliés au cannabis légal seront redistribués dans la communauté.

Sources:

NYtimes.com #1

NYtimes.com #2