Alain Brunet, président de la Société des alcools du Québec, a annoncé jeudi dernier que la Société québécoise du cannabis n’a pas l’intention d’ouvrir des succursales dans les municipalités qui ne sont pas intéressées à héberger de tels commerces. Toujours selon monsieur Brunet, plusieurs municipalités s’opposent déjà à l’ouverture de boutiques qui offriraient du cannabis récréatif sur leur territoire. Le responsable du dossier justifie d’ailleurs cette approche en affirmant : « Si on n’a pas d’approbation, on ne veut pas faire un débat ».

Le mystère demeure quant à l’accessibilité

La Société québécoise du cannabis (SQC) envisage initialement s’installer dans des endroits qui sont favorables à son implantation. Comment la SQC prévoit-elle desservir la population qui habite une municipalité opposée à la vente de cannabis? Les phases suivantes de son expansion dans l’ensemble de la province demeurent floues. Le mystère demeure.

Une quinzaine de succursales prévues

Rappelons qu’au départ, la SQC a prévu l’ouverture d’une quinzaine de succursales. Ces dernières seront prêtes à desservir la population à temps pour la légalisation. Cependant, ce nombre pourrait rapidement augmenter jusqu’à 300 après 3 ans. Un pourcentage des revenus générés par la vente de cannabis servira d’ailleurs à dédommager les municipalités pour les dépenses engendrées par la légalisation.

Source : La Presse